dernière mise à jour : 28 Septembre, 2017

coq église
Après peut être 50 années d'absence,
pose d'un nouveau coq sur le clocher de l'église
le 22 janvier 2014
clocher

1948, pose du premier coq


L'histoire de Dieulouard en vidéo, lors d'une émission de France 3,
avec Michel Tête (président de l'association des "Amis du Vieux pays")


L'histoire du château

On peut dire que la maison forte de Dieulouard a été bâtie vers l’an 1000 pour protéger de leurs assaillants les habitants d’un nouveau village, celui que Heimon l’évêque de Verdun venait de recevoir en héritage. « Dieu lou warde ! » avait dit le prélat : Que Dieu vous garde car vous êtes très éloignés de moi…

Siècle après siècle détruit et rebâti, brûlé puis restauré, le château devint au 14ème une forteresse imposante : une façade rectiligne de 100 m de long tournée vers l’Est, une enceinte en demi-cercle vers l’Ouest, huit tours cylindriques et des murailles crénelées, une porte fortifiée précédée d’un pont à bascule et d’un pont de pierre à quatre arches…

Dieulouard était alors siège d’une prévôté Verdunoise comptant sept villages (préfigurant une communauté de communes ?), terre évéchoise enfoncée comme un coin dans le duché de Lorraine, poste d’observation de l ‘évêque sur la vallée de la Moselle et contrôle de son commerce fluvial. Dès 1500, on parle en effet dans les archives des « ouélés » vosgiens descendant sur l’eau leurs trains de bois vers les Pays-Bas, remontant au retour avec des bourricots chargés de harengs salés, drapiers de St Nicolas et négociants de Metz, marchands de vin de Moselle, saulniers du pays des Etangs…

Peu à peu, les ponts de Scarpone, surveillés en principe par le seigneur de Mousson, furent délaissés car le trafic Est-Ouest des chariots passa par le Pont sous Mousson, ville marchande qui devint par la suite universitaire.

En 1660, le château de Dieulouard fut écrêté et rendu inoffensif ; à la Révolution, il devint bien national et fut vendu ; on le partagea en lots pour loger une quinzaine de famille qui percèrent de nouvelles fenêtres et aménagèrent des jardins.

Il fallut attendre 1970 pour voir apparaître un effort de réhabilitation, la restauration du Logis Episcopal et la création d’un musée gallo-romain.


Histoire de l'église de Dieulouard

Lorsque Dudon construisit le château en 997, il fit ériger en même temps à côté une chapelle dédiée à St Sébastien. Plusieurs fois au cours du Moyen Age, elle fut brûlée, pillée, saccagée à cause des guerres. En 1482, un curé de Dieulouard, Jean Mengin, la fit raser et rebâtir, au moyen de quêtes, sur de plus grandes dimensions.

Le portail, d’architecture moderne et d’ordre corinthien, est orné d’une statue de St Sébastien placée dans une niche, de deux statues d’anges et d’une croix.
Ce portail a été ajouté par un curé de Dieulouard, Nicolas Barthélémy, en 1739. Il ne manque pas d’élégance mais malheureusement n’est pas dans le style de l’église.
Dans l’un des murs latéraux est incrustée une pierre sur laquelle est représenté en relief le martyre du patron de la paroisse.

L’église elle-même, de style ogival, et à trois nefs supportées par six piliers. En 1890, la nef de gauche a été prolongée d’une travée. Ces travaux de construction ont été payés par l’abbé Marchal, curé de Dieulouard, sur ses propres deniers, ainsi que les frais de réparation du jeu d’orgue.

Autrefois, on enterrait dans les églises les personnages considérables ou les bienfaiteurs de la paroisse. Ainsi voit-on de nombreuses pierres tombales sur le sol de la nef, le long des allées et sous les bancs. L’une d’elles dans l’avant chœur recouvre les restes d’un ancien curé et porte cette inscription : Cy gît Nicolas-François Barthélémy curé et doyen de Dieulouard décédé en 1749 à 64 ans, curé de ce lieu pendant 32 ans. Dans le mur latéral de droite est entaillée une pierre funéraire : Cy devant repose le corps de Marguerite Malhusson, femme de Nicolas Dumay maître cordonnier de Pont à Mousson, laquelle trépassa en ce lieu de Dieulouard en 1637.

Le chœur, auquel on accède par deux escaliers de huit marches chacun, est orné de boiseries de chêne sculpté. Le dessin de ces boiseries est l’œuvre de l’architecte du couvent des Bénédictins.

Sous le chœur est une crypte qui paraît avoir été primitivement une habitation gauloise. Deux escaliers taillés dans le roc, de dix-sept marches chacun, y conduisent. La crypte comprend deux travées : l’une forme la nef, l’autre forme le chœur, au fond duquel sont percées trois fenêtres de style roman. Les deux fenêtres de gauche et de droite sont de la fin du 10ème siècle, celle du milieu remontait sans doute à la même époque mais elle a été maladroitement restaurée au 18ème siècle (cette fenêtre est tout à fait semblable à celles de la sacristie de gauche).

Deux torpilles aériennes allemandes sont tombées en 1917 sur l’église paroissiale sans exploser. Cet événement fut considéré comme un miracle. Les enveloppes métalliques de ces deux bombes ont été fixées à deux piliers de la nef et ne manquent pas, aujourd’hui encore, d’étonner les visiteurs..


Maisons classées

S’il n’existe pas à proprement parler de maisons classées, il faut cependant préciser qu’un dossier de classement est déposé pour les restes de la Collégiale St Laurent et que plusieurs autres bâtiments présentent des particularités historiques intéressantes.

La Collégiale St Laurent est un vaste immeuble dont les jardins donnent sur la rue Jules Ferry et dont la cour ombragée s’ouvre sur la Place des Moines et la rue Maurice Georgin. Même si les bâtiments ont été détruits aux trois quarts en 1800, il reste de beaux vestiges. Le cloître aux fenêtres ogivales est visible de la rue ainsi que ses contreforts à chapiteau sculpté ; la porte d’entrée de l’ancien monastère a été récemment délivrée du vieux préau qui la masquait ; c’est une belle ouverture d’ordre classique corinthien (1720 sans doute) ; à l’intérieur, le plafond du Chauffoir des Moines est décoré de fines moulures de plâtre qui montrent les armoiries de l’Ecosse, de l’Irlande et de l’Angleterre, les fleurs de lys de la France n’ayant pas résisté à la tourmente révolutionnaire.

La Maison des Voués est un vieil immeuble en forme de T situé dans la rue Porte Boulot ; une partie de la façade montre encore des fenêtres à meneau et une porte à linteau sculpté. Il existe des parchemins de 1480 qui mentionnent cette maison ainsi que les nobles qui y habitaient. La cour de l’immeuble a son entrée sur le côté ; elle possède un élégant balcon de bois tourné, des fenêtres à meneau et des lucarnes de grenier du meilleur effet.
A l’intérieur, les pièces ont presque toutes des plafonds en poutres à la française et des cheminées à l’âtre ; on peut y voir aussi un escalier à vis en pierre de taille et une vaste cave voûtée avec arcades.

Le Château Urion est bien situé, en bordure de l’avenue Charles de Gaulle, non loin du nouveau bureau de poste ; cette maison de style, au toit couvert d’ardoises, est bâtie dans un parc de verdure et attire l’œil du passant. Elle n’est cependant pas très ancienne ; elle fut construite en 1863 par un bourgeois nommé Messain époux Vital puis fut vendue vers 1900 à la famille Urion, dont elle porte encore le nom bien qu’elle ait été cédée par la suite à la société Gouvy et à la famille Aigle.

Tous ces immeubles sont des propriétés privées. Il est possible de visiter le premier, qui est un bâtiment paroissial, après contact avec les responsables.



Les calvaires à Dieulouard


Actuellement, sur le territoire communal, il n’existe plus de croix de pierre présentant un intérêt historique ou architectural.

Cependant, dans un passé récent, il était possible de voir :

  • Une croix appelée « la croix St Roch » au carrefour de la rue Jean Jaurès et de l’avenue Charles Roth, soit à l’entrée des silos à grains.
  • Une croix appelée « la croix St Urbain » désignant aussi un lieu-dit cadastral à la sortie de Dieulouard par la route de Villers, soit en face de l’entrée de la petite entreprise du Maroc.
  • Une croix appelée « la croix Jean Maire » au carrefour de la rue du Bois le Prêtre et du chemin de Notre Dame des Airs ; elle aussi donne son nom à un lieu-dit. Cette croix est mentionnée par Auguste Bertrand instituteur en 1888 dans sa monographie sur Dieulouard ; elle date de 1619. L’abbé Clanché, ancien curé de Dieulouard, a fait transférer cette croix avec son autel de pierre dans l’environnement de Notre Dame des Airs. Vers les années 1975, elle fit un nouveau voyage ; elle est actuellement dans l’ancienne maison des Moines.
  • Une croix appelée « la croix St Nicolas » dont parlait déjà en 1750 l’ancien curé de Scarpone, le père Le bonnetier ; elle était à l’origine érigée à l’endroit où la rue Pol Glandié est coupée par le chemin de fer ; on la plaça vers 1870 à l’embranchement de la route de Toul et de celle de Belleville, soit près du square actuel ; elle fut encore transférée à côté des pompes à essence du garage André ; et son successeur, Mr Gaudron, la démonta il y a quelques années en agrandissant sa plate-forme.



Notre-Dame des Airs


Le monument de Notre-Dame des Airs mérite d’être compris dans ce chapitre. Il consiste en une tour à base carrée de 17 mètres de hauteur, surmontée d’une statue en fonte de la Vierge, haute de trois mètres. L’intérieur est organisé en chapelle et trois plaques de marbre sont fixées aux murs ; elles rappellent les noms des enfants de Dieulouard morts pour la Patrie. Elles précisent aussi que ce monument a été élevé juste après la guerre de 1914-1918 et que le curé de la paroisse avait formulé un vœu pendant ce conflit.
Bâti au bord de la falaise calcaire qui domine Scarpone et la vallée de la Moselle, l‘édifice est visible de très loin et il a l’objet d’un éclairement nocturne qui le met en valeur. A cet emplacement existait dans les temps anciens un ermitage dédié à Ste Madeleine si bien que le lieu-dit est nommé « les roches de la Chapelle ».

Hôtel de Ville - 8 rue Saint Laurent - 54 380 DIEULOUARD